Petit tour d’Europe

 
 
Ce projet est le fruit d'une réflexion depuis plusieurs années et la synthèse d'un ensemble de contraintes et d'avantages/potentiels. Tout d'abord, j'aime le vélo, pas le vélo pour faire une sortie du dimanche matin mais le vélo sans performance sportive, sans chrono, sans distance, sans comparaison. J'aime le vélo plaisir, découverte, rencontre de l'autre, découverte d'une culture et la gestion de l'imprévu et de la surprise. Je voulais un projet ouvert à la rencontre, ouvert aux contacts humains et à l'adaptation aux imprévus et à la culture a découvrir. Au début je voulais faire le tour des 28 pays de l'Union Européenne avec simplement ma carte d'identité, mais en prenant le temps d'approximativement un mois par pays (en moyenne, car il est difficile de rester un mois à Malte alors que la France, il me faudrait un an!). Je ne voulais pas attendre la pension alors, j'ai adapté mon projet.

Ce voyage par intermittence est une idée originale en tenant compte d’un ensemble de contraintes pour le maximum de plaisir. Je suis divorcé avec trois enfants. J'ai donc les enfants une semaine sur deux et ils sont mes trois rayons de soleil. Je ne veux donc pas passer à côté de ces moments merveilleux de leur croissance et construction pour la vie. Au contraire, ce voyage à leur raconter toutes les deux semaines est l'occasion de les ouvrir aux autres et leur montrer la simplicité de grands plaisirs. Je suis professionnellement indépendant comme fiscaliste et expert comptable avec deux bureaux physiquement séparés. Il est important après avoir investi dans la formation, le développement, de se faire encadrer par de bons collaborateurs en développant un esprit positif et valorisant.

Une autre contrainte que je me suis fixé est le transport du vélo. Effectivement pour relier certains aéroports, certaines gares, je veux absolument que mon vélo et mes bagages soient "ménagés". Ce matériel, c'est tout mon patrimoine quand je suis en voyage alors tolérance zéro pour plier une roue, casser des rayons, etc.. De ce fait, je m'interdit (dans la mesure du possible) de mettre mon vélo et mes bagages dans l'avion. 

Principe du voyage :

Mon vélo et mes bagages constituent un bâton témoin. Je pars de mon domicile pendant une semaine avec le vélo et ensuite, je laisse le vélo et les bagages pendant une semaine en sécurité à l'endroit où je suis arrivé. Je prends l'avion pour revenir rapidement reprendre une vie "normale" et m'occuper de mes enfants et de mon travail pendant la semaine suivante. A la fin de cette semaine de "travail", je reprends l'avion de mon domicile vers le lieu d'arrêt de mon vélo de la semaine précédente pour reprendre le vélo et les bagages en ainsi continuer l'étape suivante avec le vélo. Je continue ainsi encore à vélo pour rejoindre une nouvelle ville et laisser à nouveau en fin de semaine mon vélo et les bagages pour reprendre l'avion et ainsi de suite. Le but ainsi est d'avancer progressivement vers les pays du sud de l'Europe en hiver et visiter les pays du nord de l'Europe en été. Ce voyage sans date d'échéance, sans date précise se veut libre et au gré des rencontres.

L'objectif est de préparer au mieux deux mois à l'avance pour avoir le maximum de rencontres avec des personnes de contacts. En préparant le voyage, j'ai centralisé toutes les adresses par pays et par région. Cette idée est venue d'un voyage fait en 1996 à travers les Pays Bas, l'Allemagne et la Pologne. J'avais a peu près un contact une nuit sur deux. Quinze années plus tard, un de ces contacts a demandé via une autre personne si je faisais encore des voyages chez l'habitant. De là est venue l'idée de faire un voyage où les contacts pourront suivre la suite du voyage. Ils ont en effet partagé une soirée avec moi, partagé des photos, des ambitions de progression, donné des conseils et je voudrais donner une suite à cette rencontre. Que ce soit par face-book ou par internet, je rêve même de mettre en relation les personnes qui m'ont hébergé et partagé une bout de leur quotidien.

Un voyage moderne :

Au 21 ème siècle, nous avons un ensemble de moyens technologiques, de communications, de moyens de transports dits modernes. L'évolution durant ces 20 dernières années a été très rapide. Peut être qu'en 2034, nous aurons encore une nouvelle vision des années 2014 à 2034 et que celle-ci sera encore plus rapide que durant ces 20 dernières années. Si c'est le cas, alors j'invite les voyageurs à créer une nouvelle formule de voyage à vélo. Parmi les moyens technologiques modernes, nous pouvons retenir d'abord le vélo. Il est devenu un outil de déplacement souvent retenu pour les aspects loisirs. Nous avons souvent tendance à oublier qu'il est avant tout un moyen de transport et depuis des années. Avec la voiture, de nombreux pays ont oublié le vélo pour des raisons de rapidité, de protection, d'image et de luxe. Nous sommes effectivement à la merci de la météo avec le vélo et de ce fait, nous trouvons en cela l'excuse pour prendre la voiture, préférant pour certains l'incertitude du trafic et des bouchons, mais dans le confort de ne pas être mouillé tout en écoutant de la musique, en faisant des sms ou en téléphonant. Certains prétexteront qu'ils ne peuvent pas prendre une douche en arrivant au travail! Pensez vous que les milliers de chinois, d'hollandais, de flamands ou d’allemands prennent une douche en arrivant sur leur lieu de travail? Tout simplement non car ils ne partent pas au travail pour faire un chrono mais utilisent simplement le vélo de manière cool et posée. Par ailleurs, les vélos de voyage sont maintenant adaptés à la randonnée au "Long Court". Les roues sont en 26 pouces, ce qui permet une très bonne solidité, les portes bagages permettent de mettre des simples clips d'une très bonne efficacité et solidité, les sacoches sont pratiquement des sacs de canyoning. La charge des bagages peut atteindre les 40 kg sur la roue avant et la roue arrière, mais il faut tout de même les pousser dans les montées. La charge de kilos n'est pas vraiment un problème en vélo de voyage car une fois lancé, le vélo profite de son inertie. Dans les montées par contre, l'inertie s'inverse.

Mon voyage, je le veux moderne et adapté au 21 ème siècle. J'ai toujours été un fervent opposé au "low cost". En effet, ce n'est pas normal de prendre un avion pour 19€ et de se retrouver dans le sud de l'Espagne en moins de 3 heures. Ce n'est pas normal que les accords de Kyoto n'ont jamais englobé le secteur aérien. Par contre, aujourd'hui, toutes les compagnies aériennes suivent et essayent de concurrencer les vols «low cost». Pire, le modèle aérien est copié pour les trains en France depuis quelques années. Les «low cost» ont obligé de revoir le modèle de gestion de l'entreprise aérienne. Les gens veulent du «pas cher», rapide et simple. Prendre l'avion était tout l'inverse il y a 20 ans. Nous prenions l'avion une fois par an pour aller en vacances ou pour les hommes d'affaires qui avaient plus de moyens.

Nous avons la chance en Belgique que tous les points d'Europe peuvent être atteints en avion en maximum 4 heures d'avion. Le Luxembourg est au carrefour de l'Allemagne, de la France et de la Belgique. Nous avons de ce fait, la plus grande concentration de destinations en «low cost» pour toute l'Europe. Il est vrai que certains pays non touristiques (ou plutôt pas encore touristiques) ne sont pas desservis en «low cost» (l'Estonie par exemple). Le pays fait 100 km de long, alors à vélo, je l'ai traversé en une journée donc je peux m'orienter directement vers un autre aéroport «low cost». Oui, les compagnies low cost n'auront plus de secret au terme de mon voyage. Je peux déjà vous dire que pour avoir un billet pour l'euro symbolique, il faut anticiper, voyager léger, ne rien changer au programme et surtout ne pas prendre d'option.

Télécommunication … I ...aie aie aie !

Que ce soit le Wifi gratuit ou l'Iphone 6, en 2018, nous n'avons plus d'excuse pour ne pas partager nos moments de l'autre côté de l'Europe. Je ne veux pas rendre mon voyage trop "lié" pour ne pas me mettre de contrainte. J'ai le temps, je suis libre et je ne veux pas rater une opportunité de flexibilité. Que ce soit pour la nouvelle caméra de l'Iphone 6, les applications "Sign and Send" qui permettent de signer des documents pdf sans même les imprimer, la gestion du bureau, des comptes bancaires et la relation avec les clients/collègues est fortement facilitée en 2018 par ces outils qui sont devenus "normaux" .

Un an à l'avance, un projet déjà précis

Le voyage est sans conteste un plaisir de vivre quelque chose de fort. Par ailleurs, la préparation du voyage est un plaisir aussi fort. Quel plaisir de regarder les cartes, les dénivelés, de modifier le parcours, de pousser le crochet jusqu'à un endroit symbolique, de modifier le parcours pour aller dire bonjour à un nouveau contact. Durant mes premiers voyages (maximum 15 jours), j'ai apprécié de préparer et améliorer les contacts, les parcours avant de partir. Il n'est pas toujours facile d'avoir les cartes du pays mais dans mon système d'alternance, j'intercale une semaine d'amélioration avec les cartes locales que je peux travailler chez moi la semaine avant. Je serai ainsi plus proche de la réalité du relief, de la végétation, de la qualité des routes, des dangers des camions, etc..

Pour encore mieux mûrir le projet, je me suis déjà inscrit sur "warm showers" pour recevoir des voyageurs à vélo, pour partager déjà leurs expériences, leurs projets. Le principe de "warm showers" est que vous offrez un lit pour une nuit, une douche, éventuellement un coin de pelouse, un garage, un coin de la cuisine à un voyageur à vélo. En contre-partie, vous accédez aux coordonnées de milliers de contacts comme vous qui sont disposés à vous accueillir pour une nuit à l'étranger. Et tout cela sans rapport à l'argent, sans compter les nuits, les avoirs et les notes de crédit. Un monde de services rendus sans contre-partie, mais simplement le plaisir de partager une soirée exceptionnelle en rêvant des histoires et projets incroyables. Non, je ne suis pas le seul fou! Pour la Belgique, il y a plus de 1.600 "warm showers". Il y a en dans tous les pays du monde, et même au Groenland, mais il avoue que le ski est plus adapté que le vélo.

A 43 ans il était temps

Beaucoup de personnes penseront que lorsque je dis qu'il est temps à 43 ans, cela signifie que physiquement, avant le déclin de la condition physique. Oui, c'est vrai! Mais pour moi, je pense qu'il est temps à 43 ans pour le fait que j'envisage un voyage de contacts humains et de m'exposer à une précarité. Je suis convaincu que dans 20 ans (ce qui correspondrait au mieux à ma pension), les nuits sous tentes dans un cimetière ou sur un terrain de foot, les repas en poudre, il est probable que je m'en lasse plus rapidement. Oui, à 43 ans je ne ferai plus de journées de 200 km par jour avec un vélo de 15 kilos et des bagages de 20 kilos. Mais il est temps de profiter de mes capacités physiques, de prendre le temps et de méditer. Mon carnet de bord est cette personnel, mais beaucoup de choses vécues méritent d'être partagées. L'adage dit qu'à 40 ans, on a l'argent, la santé mais pas le temps. Je veux prouver le contraire : je prends le temps et ce n'est pas l'argent qui me permet ce merveilleux voyage. Pour la santé, le vélo est certainement le plus beau et plus serein moyen de transport. On ne porte rien sur le dos, les itinéraires peuvent être adaptés pour éviter les dénivelés et comme les bagages sont nombreux (si on le choisit) on reste plus ou moins confortable. Pour ma part, l'alternance du voyage me permet en plus de (re)charger les batteries avec mon travail et mes enfants, de ce fait, je reste convaincu que mon voyage restera un plaisir et ne sera pas usant. En effet, le fait de faire toutes des semaines différentes sera une source de motivation et de plaisir.

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Et aujourd’hui... en 2018 avec mes 46 ans
 
Je réduis le nombre de déplacements tout en allongeant les étapes.
 
Au début, je suis parti une semaine sur deux en 2015, comme un agneau sorti de l’étable au printemps, puis je suis passé à une semaine sur quatre en 2016.
 
A partir de 2018, je ferai deux semaines de vélo par étape mais cinq ou six étapes par an pour pouvoir réaliser encore d’autres projets comme aller à Saint-Jacques-de-Compostelle à pied avec ma femme Dominique.
En 2018, le magazine accuse un peu de retard mais il devient plus professionnel et j’ai toujours autant de plaisir à le réaliser avec Nathalie.
 
Comme je suis sur le sud-est de l’Europe, j’ai envie de rouler plus seul pour favoriser les rencontres.
 
Mon voyage, je pense qu’il ne s’arrêtera jamais mais qu’il va se diluer dans le temps.

Les accompagnants ...

Pour pouvoir partager ces merveilleuses expériences et suite à une certaine demande, je propose sur certaines étapes de partir avec un second vélo avec un ami. Le concept est à nouveau original dans le sens que les deux vélos sont toujours ensemble mais que le «chauffeur» du second vélo change toutes les semaines/étapes. En effet, par exemple, je roule une semaine avec Pierre de Paris à Bordeaux. Nous laissons les deux vélos à Bordeaux et nous revenons tous les deux en avion. La semaine suivante, je reprends l’avion avec Sébastien pour aller à Bordeaux rejoindre nos vélos et nous roulons jusque Saint Jacques de Compostelle. Nous y laissons les deux vélos et reprenons l’avion ensemble et ainsi de suite. Le mulet (suivant le principe de la formule 1 qui est prête à partir en remplacement de la voiture principale) ou accomptagnant connait ainsi un chauffeur différent mais toujours avec les mêmes sacoches. Donc l’accompagnant doit juste prendre ses affaires personnels dans son sac à dos (gratuit si moins de 10 kg en «low cost») qui va mettre sur le vélo pendant la semaine qu’il roulera. En fin de semaine, il reprend ses affaires et on reprend l’avion ensemble à partir de l’aéroport de l’arrivée de notre parcours en ligne. Donc, c’est un nouveau parcours toutes les semaines et le partage d’une expérience inoubliables avec un ami différent toutes les semaines.

Par contre, j’avoue que la coordination des accompagnants est relativement complexe sachant qu’ils peuvent choisir soit le pays, soit la date mais jamais les deux en même temps. De plus, comme nous sommes à deux vélos, il ne peut y avoir qu’un seul chauffeur du second vélo. C’est pour ces raisons que j’organise pour chaque année, en novembre, une réunion de présentation du concept, du voyage de l’année suivante pour être certain d’avoir toujours un mulet mais qu’un seul.

La préparation

C’est en juillet 2014 que j’ai décidé ce voyage et que j’ai réfléchi à une formule adaptée. En septembre, j’ai pris une feuille blanche pour dessiner grossièrement l’Europe et imaginer un parcours vers le sud en hiver et vers le nord en été. Le concept est simple : allons vers le bon temps. Le bon temps, la bonne météo, c’est pas trop chaud mais pas trop froid. A vélo, il ne faut pas de grosses chaleurs. En octobre 2014, l'excitation de la préparation du parcours s’emballait, j’achète les premières cartes, je trace, calcule, coordonne les aéroports, étudie les pistes cyclables. Yes ! Mon projet prend forme ! Je crée une carte globale pour les avions et une (double) carte pour les parcours. Il faut mesurer la distance minimum entre chaque aéroport. C’est à dire que, si je veux pouvoir faire des extras, prévoir du temps pour laisser le temps des rencontres, faire des sommets, je dois avoir une marge de sécurité en terme de kilomètres et de temps. Si je suis trop juste pour finir mes semaines, je vais me fatiguer, m’épuiser, être sous pression pour atteindre l’aéroport. Ce ne sera plus un plaisir. 

Pour commencer mon organisation et ma préparation, j’ai créer un dossier par pays pour collecter tous les aéroports à partir de Charleroi, Bruxelles, Liège et Frankfurt. Les 4 aéroports proches de Luxembourg et qui desservent en «low cost». Je préfère Charleroi car je peux profiter du «Flibco» pour rejoindre l’aéroport au prix de 5 EUR en théorie. Comme toujours, et sans spécialement faire leur publicité, si vous êtes organisés, si vous vous prenez à l’avance, un bus toutes les 2 heures pour faire 160 km à 5 EUR, c’est pas cher. 

Après les aéroports, je voulais mettre l’accent sur les contacts du pays. Pas simplement des voyageurs à vélo «warm showers» car je ne veux pas que mes soirées soient toujours structurées de la même façon (tu viens d’où, tu vas où,etc.) mais des contacts via des personnes que je connais, des amis d’amis, de la famille dans le pays d’origine, des anciens collègues, etc. 

Dès octobre, je crée ma page face-book mais je dois trouver un nom? Hum, pas d’hésitation, j’ai toujours appelé les voyageurs à vélo «des bienheureux»: ils sont libres, sentent les odeurs, sont à la merci de la météo, des personnes libres de tout. Oui mais, je ne suis pas un voyageur comme les autres, je ne peux pas vivre loin de mes enfants, de mon bureau, de mes amis, de la famille. J’ai envie que mon voyage ne s’arrête jamais, en tout cas, je ne sais pas quand il s’arrêtera et je ne veux pas me fixer une date de fin, tout au plus une liste minimum de pays à passer. On verra! Mon principe “long terme” mais jamais trop loin m’impose de bouger au gré des saisons. Voilà mon nom ! Le bienheureux migrateur ! Ah! ça me correspond, je suis content!

Le face-book créé, il me permettra de mettre des photos rapidement et de faire réagir les «amis» presqu’ «on line». Oui, mais, j’ai envie de refaire mes carnets de bord, raconter mes anecdotes, je veux rendre tout cela vivant et pas simplement des photos. 

En janvier, je crée le site internet. C’est par contre un sens «unique» de communication mais me permet aussi de toucher des personnes qui ne sont pas sur Facebook. J’en profiterai pour coucher une grande partie de mes carnets, mettre des photos par pays et par période. Tout se met en place, je suis déjà parti !

Les semaines de sécurité

Pour ne pas trop mettre la pression sur le rythme des semaines, des avions, des kilomètres, je prévois une semaine tous les deux mois en simples boucles. Dans le pire des cas, je perds deux billets d’avion et je reste en repos. Si je veux un peu changer de moyen de location, je prévois d’utiliser cette semaine de sécurité en randonnée pour faire un parc naturel, un sommet, traîner un peu plus dans une région qui m’aurait plus mais revenir exceptionnellement au même aéroport, donc une boucle.  Cette boucle pourrait se faire à pied, à vélo ou autre moyen de locomotion lent. Il est également possible de prendre cette semaine de sécurité pour organiser une semaine de randonnée sous l’Asbl Oxygene Nature, comme depuis quelques années maintenant. Ceci permettra également de partager avec les amis randonneurs de Belgique les expériences plus éloignées.

Coûts

Je me fixe un montant maximum de 100 EUR par trajet comprenant le bus pour aller à l’aéroport et celui éventuellement pour récupérer mon vélo. A priori, la plupart des billets seront de 20 à 35 EUR si je réserve au moins 4 mois à l’avance.

Les petites dépenses de boulangerie, de café, de bonnes bières, de restaurant typique sont négligeables sauf pour les pays du nord.

Mon passeport boulangerie

Dans mon carnet, je veux garder un souvenir de chaque passage. Pas question de visiter toutes les églises tels un pèlerin. Par contre, tous les jours, je passe dans une boulangerie pour prendre un croissant, un café, une bière,... bref l’occasion de parler (si je comprends) avec une gentille boulangère et d’avoir un cachet de ce commerce de sorte à créer une suite progressive des passages tout au long de mon parcours. Tel un passeport, la boulangère regarde les cachets des pages précédentes, un peu curieuse et gênée de cette curiosité, la boulangère vérifie si elles connaît les villes des jours, des semaines précédentes tels un douanier à la frontière.

Depuis le 4 juillet 2015 pour se terminer ... quand j’en aurai assez.

Les pays du sud en hiver, les pays du nord en été ! Mais avec ma simple carte d’identité, je ferai tous les pays de l’Union Européenne.

A la rencontre de l’autre par le meilleur moyen de transport ... le vélo!

Présentation générale du voyage et du principe